Au micro du CISM : Géraldine LAUGA de SNOWPROGRESSION

Bonjour Géraldine, tu as créé Snowprogression en 2012 dans le but de préparer au mieux les stagiaires de l’ENSA à leur épreuve de snowboard, comment t’est venue cette idée ?

Bonjour, je suis « snowboardeuse » avant d’être monitrice de ski et après 5 ans d’enseignement classique en ESF, j’avais besoin de vraiment m’épanouir dans mon métier au travers de ma spécialité. J’habitais à Val d’Isère à l’époque et il n’y avait pas de club de snowboard, je savais qu’au niveau des stagiaires en plein cursus du D.E ski alpin il y avait de vrai lacunes en snow et j’ai eu ce flash! Les stages de préparation existe en ski pourquoi pas en snowboard? Un coup de file à mon ami Mathieu Bozzetto pour avoir son avis et savoir s’il voulait faire ça avec moi. Il m’a de suite confirmé que c’était une super idée et l’affaire était lancée!

Tu touches à de nombreux sports, quel est ton passé de sportives ?

Actuellement je fais surtout du snowboard, du kitesurf et de l’escalade, mais mon sport principal était en fait le judo car j’était en club de 4 à 20 ans. Je suis ceinture noire 1er Dan, j’ai fait beaucoup d’années de compétitions quand j’habitais Cannes. Petite je faisais du ski à Auron avec mes parents les vacances et week-end, vers 10 ans j’ai voulu essayer le snowboard et après je n’ai plus voulu lâcher! J’ai pu faire quelques années de boardercross notamment en circuit coupe de France mais j’étais un peu livrée à moi même sans vraiment d’entraînement ni de coach… C’était compliqué de progresser ainsi du coup j’ai continué pour mon plaisir et pas mal en freeride avec les amis. C’est à 22 ans après avoir passé ma licence en fac de sport que je me suis remise au ski pour passer mon diplôme de monitrice.

Tu n’es pas toute seule à encadrer les stages Snowprogression, comment sélectionnes tu tes intervenants et qu’attends tu d’eux exactement ?

Je les sélectionne en premier pour leurs qualités de snowboarder! Les 3 autres coach de snowprogression ont tous fait du haut niveau: il y a Mathieu Bozzetto qui a était médaillé olympique, Robin Recourse qui faisait du boardercross en coupe d’Europe et Thomas Ligonnet qui a fait des podiums en coupe du monde. Ils sont tous moniteurs en école de ski et ont tous les trois l’habitude de l’enseignement. Et bien sûr les entraîneurs snowprogression doivent être performants dans leur coaching tout en amenant une super ambiance dans nos stages. On a cette réputation et je tiens à ce qu’on la maintienne!

Quelles sont pour toi les plus grandes lacunes des stagiaires ENSA en snowboard ? Quels conseils pourrais tu leur donner ?

Ils manquent souvent de vécu tout simplement car ils ont étaient formatés à faire uniquement du ski… Alors comme conseil : en faire plus et plus tôt sinon de venir en stage snowprogression! ;-)

Ces dernières années, les épreuves snowboard à l’ENSA ont beaucoup évolué et changé, sommes nous enfin arrivés à un format stable d’examen et de formation ?

Tout peut bien sûr encore changer et évoluer… Déjà d’être revenue sur un bloc d’une semaine a été très apprécié, le souhait récurant serait d’augmenter le temps de formation snowboard… Peut être plus tard qui sait? Concernant l’examen qui est un Bank Slalom le format fonctionne plutôt bien car c’est un chronomètre comme en eurotest, c’est ce qu’il y a de plus juste et de moins discutable. C’est donc probable que ce format reste en place un moment.

Snowprogression et le CISM ont décidé de créer un partenariat, qu’attends tu de cette association ?

C’est en premier une association amicale avec Christophe Dejoui un des fondateurs du CISM que je connais du sud depuis longtemps. Je trouvais donc sympa de travailler ensemble dans la même direction plutôt que l’un contre l’autre. Ensuite mes stagiaires sont souvent demandeurs pour s’entraîner aussi en ski pour le diplôme alors je pourrais les orienter facilement vers le CISM et vis versa les skieurs ayant réussi l’eurotest avec le CISM pourront être informés de l’existence de nos stages pour la suite.

Un mot pour cette saison qui commence ?

Un mot: « NEIGE » ! Notre métier est confronté directement aux dérèglements climatiques, cet automne les glaciers sont secs, ils ferment ou mettent du temps à ouvrir ça fait mal au coeur alors on espère que le froid et la neige arrivent cette saison et pour encore beaucoup d’hivers… En espérant que la planète ne se réchauffe pas trop vite…

 

Propos recueillis par Christophe