Au micro du CISM, Sébastien MOUSSELARD

La glisse a toujours fait partie de son univers…

Il débute sa carrière comme moniteur de ski à l’UCPA en 1994 à Tignes, puis sur Chamonix, pendant 4 ans. Il tisse son avenir professionnel autour des métiers du sport, enchaînant les brevets d’Etat : BE ski alpin, BE roller skating, BPJEPS activités physiques pour tous, BNSSA, initiateur escalade SAE.

Sa passion pour le sport l’a aussi porté à courir sur le circuit international en télémark. A l’aise également sur le tatami, il a pratiqué le judo pendant 20 ans !

Mais toutes ses connaissances, Sébastien Mousselard veut les partager… Il devient alors formateur au BE ski alpin et préparateur physique durant 9 automnes.

A 38 ans, c’est tout naturellement que ce professionnel de la montagne assure le rôle de responsable du Pôle Formation au sein du CISM. Il nous donne sa vision de la formation, loin du coaching à la mode, et insiste sur la notion d’objectifs.

Futurs stagiaires, écoutez-bien…

©aurore-valance.com

Qu’est-ce qui t’a motivé à te lancer dans la création du CISM ?

« Le concept dans sa globalité. L’idée de former aux différents métiers de la montagne est, me semble-t-il, une première. Etre un précurseur dans ce domaine m'a tout de suite séduit. Pour moi la formation est une véritable passion : partager, transmettre mon savoir et mes connaissances.

 

Quelle est ton expérience de la montagne ?

« Je suis né en Haute Tarentaise, à Bourg saint Maurice. J'ai donc eu la chance de grandir au milieu des montagnes. Aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours skié, avec un père travaillant aux remontées mécaniques et un oncle moniteur de ski. Je pratique aussi l’escalade depuis mon plus jeune âge.

J'ai également travaillé pendant plusieurs années dans la vallée de Chamonix, été comme hiver, où j'ai côtoyé des professionnels des sports de montagnes. Des guides ou des accompagnateurs en moyenne montagne, qui m’ont permis d’accroître mes connaissances et de parfaire mon savoir sur ce milieu si spécifique.

L’hiver, grâce à mon métier de moniteur de ski, je pratique toutes les disciplines de glisse. »

 

Déceler les compétences, mais aussi les lacunes

Quelle expertise et quelles connaissances penses-tu pouvoir apporter aux stagiaires ?

« Moniteur de ski à l’UCPA pendant 16 ans. Formateur sur le test technique et l’Eurotest durant 10 ans. Avec ces longues et fortes expériences, je pense être capable de déceler les compétences, mais aussi les lacunes, techniques et pédagogiques des personnes désireuses de devenir des professionnelles de l’enseignement du ski alpin. Tout au long de mon parcours professionnel, j’ai pu acquérir de nombreuses connaissances sur les différentes pédagogies et les caractéristiques des publics distincts. »

 

Quel est ton rôle au quotidien en tant que coach du CISM? Et en tant que Responsable du Pôle Formation ? Sur quelles disciplines interviens-tu?

« Je m'occupe de la formation dans son ensemble, aussi bien sur le plan logistique (réservation des stades de slalom par exemple) que sur le plan technique avec des interventions sur le terrain mais également théorique avec des cours en salle. Mes interventions se font essentiellement sur le ski alpin. »

 

Le coaching est très à la mode. Quelle est ta vision et quelle définition pourrais-tu donner au coaching ?

« Le terme de ‘coaching’ ne résume pas totalement le Pôle Formation du CISM, qui propose une formation professionnelle avec comme objectif principal, la capacité à accroître ses compétences et la capacité à transmettre des connaissances et un savoir.

Néanmoins, dans le cursus de formation du BE ski alpin, l’Eurotest demeure une course, avec un temps à réaliser, d’où une notion de coaching spécifique à cette épreuve.

La notion d’ ‘objectif’ me paraît plus appropriée à l’esprit du Pôle Formation. Par définition, un objectif est ce que l'on cherche à atteindre par l'intermédiaire d'une action de formation: il décrit une performance, sous la forme d'un comportement observable, que l'apprenant pourra accomplir et qui pourra être évaluée. C'est donc l'explicitation d'une intention de changement dans les comportements des apprenants et non pas la présentation du contenu de l'enseignement ou du processus d'apprentissage. Ainsi, formuler un objectif, c'est définir une performance à atteindre: celle que les pratiquants cherchent à acquérir et celle que l’entraineur pourra contrôler à l'issue de la formation correspondante. »